Vous êtes en panne d’inspiration pour vos projets d’écriture ? Et si vous vous inspiriez des habitudes des grands auteurs ? Découvrez ici les rituels d’ Hugo, Balzac et Stephen King !

Écrire en toutes circonstances

Selon Victor Hugo, être un écrivain implique d’écrire en toutes circonstances, quel que soit le support utilisé. S’il lui prenait l’envie d’écrire, il utilisait son carnet (qui le quittait rarement) et à défaut, le premier bout de papier venu faisait l’affaire.

Alors, n’attendez pas d’être confortablement installé devant votre écran d’ordinateur avec votre chat sur les genoux. Que ce soit dans le train, au café, au saut du lit, en vacances ou pendant votre pause déjeuner au travail… pensez à Hugo : écrivez !

Un autre écrivain célèbre, professeur d’université, avait la manie d’écrire des ébauches au dos des copies à corriger.

C’est d’ailleurs en trouvant un jour une feuille blanche parmi les copies qu’il écrivit cette fameuse première phrase : « Dans un trou vivait un hobbit ».

Aujourd’hui, pour retenir une idée qui veut s’envoler, rien ne vous empêche de noter votre inspiration du moment sur votre tablette ou votre téléphone.

Mais l’idéal reste de garder toujours sur soi un carnet et un stylo. Il peut vous suivre partout et peut aussi accueillir vos dessins (à l’image de celui de V. Hugo).

Il existe des carnets de toutes les couleurs, de toutes les tailles et pour tous les budgets …

Vous allez voir, il deviendra vite votre meilleur allié !

Prenez exemple sur Hugo et Tolkien, soyez toujours prêts à écrire. Parce qu’on ne peut jamais prédire quand la première phrase d’un Best-seller pointera son nez.

Trouver l’inspiration par la marche

En tant qu’écrivain, vous avez sûrement déjà souffert du fameux syndrome de la page blanche. Et si ce mal réputé implacable avait en réalité un remède simple… La marche à pied ?

“Si tu n’arrives pas à penser, marche. Si tu penses trop, marche. Si tu penses mal, marche encore.”

Cet injonction nous vient de l’écrivain Jean Giono. L’auteur à l’origine du livre “L’Homme qui plantait des arbres”, mettait en effet la marche à pied au service de sa quête d’inspiration. C’était pour lui un vecteur de sensations et de rencontres, deux choses idéales pour stimuler l’imagination d’un écrivain. Cet amoureux de la nature avait d’ailleurs l’habitude de faire des longues promenades et randonnées à travers la campagne.

Un autre exemple d’auteur adepte de cette grande source d’inspiration qu’est la marche : Philip Roth.

Cet écrivain américain de renom devait impérativement aller marcher avant de pouvoir écrire. Il déclarait que pour l’équivalent d’une page rédigée, il devait parcourir pas moins d’un kilomètre et demi à pied.

Rassurez-vous, pas besoin d’être aussi zélé que Roth, il suffit parfois d’une balade de quelques minutes pour en ressentir les effets dans votre écriture. Et pas besoin non plus d’être à la campagne comme Giono pour profiter des bienfaits de la marche contre le manque d’inspiration !

Dès qu’il vous arrive d’être dans une impasse dans votre processus créatif, allez faire une courte marche, où que vous soyez !

Marcher, c’est en plus un bon moyen de vous confronter aux gens qui vous entoure, aux paysages et aux ambiances.

Au hasard d’une rencontre, qui sait, vous trouverez peut-être le trait de caractère qu’il vous manquait pour un personnage ? Ou un nouvel élément pour une intrigue ?

Profitez-en pour aiguiser votre sens de l’observation, tendez l’oreille vers votre environnement immédiat… Le décor, le vent, le bruit de vos pas sur le sol, ou encore le brouhaha de la ville et l’agitation des passants.

Essayez de vous imprégner le plus possible des lieux dans lesquels vous déambulez.

Par dessus tout, le simple fait de mettre un pas devant l’autre est libérateur. Cet acte, réputé aussi efficace qu’une séance de méditation, vous aidera à vous vider complètement la tête et vous permettra de laisser place à l’inspiration.

Instaurer un rythme d’écriture 

James Joyce, poète et romancier irlandais, prenait son temps pour écrire. Chacune de ses phrases était réécrite, remodelée, jusqu’à pouvoir le satisfaire pleinement.

Cette technique de travail lui prenait du temps. Un jour, alors qu’il avait finit de travailler, un de ses amis lui demande si sa journée avait été productive. Il répondit joyeusement « Oui, beaucoup ! ». Dans la journée, il avait écrit seulement trois phrases…

Comme quoi il est tout à fait possible, même avec un rythme d’écriture très lent, d’avoir une carrière d’écrivain bien remplie. Le secret réside dans le fait de vous créer un rythme d’écriture régulier, qui vous convienne.

Nulla dies sine linea. Pas un jour sans une ligne, ou l’adage préféré d’Émile Zola.

Une phrase que vous pouvez vous répéter à loisir comme un mantra pour vous encourager à travailler. Certes, à ce rythme là, votre nouvelle de 5 pages pourrait bien être encore en train de s’écrire dans 5 ans. Mais dites-vous qu’une phrase c’est tout de même mieux que rien, et que le plus dur reste de se mettre à écrire.

Une phrase en appelle une autre, et très vite, sans vous en rendre compte vous aurez rédigé des pages entières.

Bien sûr, il y a également des exemples de grands auteurs ayant un rythme d’écriture très soutenu. Stephen King, dans son livre « Écriture, mémoires d’un métier« , nous donne entre autres ce conseil : lire et écrire le plus possible.

Lui-même est très prolifique et écrit en moyenne dix pages entières tous les jours, tout au long de l’année.

Si vous avez une routine chargée, ce n’est pas forcément simple de trouver du temps pour écrire.

Afin de vous aider, gardez-vous un petit moment dans la journée dédié uniquement à cette activité. Pourquoi pas écrire le soir ? Ou durant la nuit, à l’image de Balzac ?

Le romancier se levait au milieu de la nuit, il se préparait 1 litre de café bien noir, et écrivait presque non-stop jusqu’à 17h le lendemain !

Quelle que soit votre fréquence d’écriture ou votre moment préféré pour écrire, le plus important reste de vous faire plaisir. Car la pratique de l’écriture doit avant tout être une source de joie pour vous.

À l’image de ces grands auteurs, votre première motivation doit être la passion de ce merveilleux métier !